Le Manifeste du Sud Aveyron exclu des instances hospitalières

L’association attend une réponse de l’ARS, saisie du dossier.

Le Saint-Affricain
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La semaine dernière, Le Manifeste du Sud-Aveyron a tenu un point presse pour alerter sur son exclusion des instances hospitalières.

Face à la volonté d’exclure ses représentants, l’association remercie ses nombreux soutiens : « la totalité des médecins de l’hôpital, les personnels CGT et SUD Santé, les élus et médecins du conseil de surveillance, la quasi-totalité des représentants des usagers de Saint-Affrique et de Millau, les maires de nombreuses communes, les syndicats, Altena’Bio, la Ligue des droits de l’Homme, le Planning familial… »

« Nous avons lancé une pétition pour que nous puissions continuer à siéger, dans une volonté de préserver la démocratie en santé. La direction de l’hôpital, soutenue par l’ARS, vise à faire taire ce qui se passe vraiment. Il n’y a jamais eu de débat public ni de consultation sur le futur hôpital. C’est nous qui avons alerté sur l’hôpital “médian” entre Millau et Saint-Affrique, qui n’est pas médian. »

Sur cette exclusion, « l’ARS est saisie et devra dire si elle cautionne. Pour l’instant, nous n’avons pas de réponse. La Coordination nationale est aussi intervenue sur ce sujet », indiquent Hanri Célié et Bernard Boulot. La pétition est accessible en ligne.

Un nouveau départ pour nos hôpitaux ?

« À Saint-Affrique, nous venons d’apprendre par les médecins l’installation d’une deuxième IRM, l’arrivée d’un deuxième urgentiste. Ceci s’ajoute aux annonces de recrutements par la directrice des affaires médicales : un médecin pour la réadaptation en janvier et une PADHUE en gériatrie. Cela confirme qu’on peut faire vivre l’hôpital et des services qui doivent rester en proximité. C’est le fruit du travail des soignants et de la résistance des habitants. Soignants et usagers s’attellent aussi à l’imagerie interventionnelle, au lieu des déplacements contraints, à la gériatrie — où les médecins de ville se saisissent de la question —, à un projet dynamique sur la maternité, à la prise en charge à domicile… Avec des directions hospitalières de plein exercice sur chaque site, nous pourrions espérer éviter la succession des crises (départ de médecins à Saint-Affrique, de chirurgiens à Millau, éviction de représentants du Manifeste…). L’embauche d’un médecin est aujourd’hui plus importante qu’entretenir des directions locales fictives. Au moment où la direction de nos services publics pointe les déficits pour refuser le moindre investissement dans le soin et les soignants, où le maintien des services reste menacé, il serait sans doute utile de s’interroger sur les choix faits. »

Le Manifeste a décidé de mettre en place des rendez-vous dans les villages. Le prochain aura lieu le 7 mars à Saint-Victor.

D.R.

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