Le Ferraille Raid est un raid pour tous : il n’y a pas de tranche d’âge, pas de catégories, mais il y a des prix pour la voiture la plus vieille, la mieux décorée… Il n’y a pas de catégorie, on a tous le même parcours. La règle pour pouvoir participer est que les voitures aient plus de 15 ans, et les 4×4 plus de 20 ans, et qu’il y ait quelques équipements spécifiques, mais rien de très compliqué, pour que ça reste accessible à tout le monde.
C’est un parcours en 6 étapes, de Tanger à Marrakech. Il y a deux possibilités : soit on choisit de participer en catégorie « cinglés », avec road-book traditionnel et indications de cap, sans tracé de route, soit il y a « chauffeur du dimanche » : c’est comme un GPS avec un tracé, c’est plus facile. On a participé en « cinglés » et on ne s’en est pas trop mal sorties. Au niveau de l’orientation, ça a été. On a parcouru les 3 000 kilomètres en 6 jours avec notre 306 décorée en vache.
On a commencé à vraiment la préparer les deux derniers mois avant le départ. On l’a rehaussée pour passer sur les chemins et on aurait dû la rehausser un peu plus parce qu’on a cassé les supports de réservoir. On a fini une étape avec le pot d’échappement sanglé autour de la voiture ! Au niveau du bivouac, les mécaniciens marocains ont travaillé toute la nuit dessus pour la réparer et pour qu’on puisse repartir le matin.
Dans certaines étapes, on avait des horaires impératifs pour démarrer la piste. Dépassé ce temps, il fallait prendre un itinéraire bis pour ne pas rester bloquées sur les pistes la nuit. Au niveau des étapes, c’est de la piste, des cailloux, du sable, avec de la route pour les étapes de transition. Il y a une journée où on n’a pas eu de route du tout, que de la piste : on a traversé plein de petits villages, on a aussi traversé de petits oueds, c’était trop rigolo.

Le principe est de rallier une étape à l’autre comme dans un rallye, pour arriver sur un bivouac le soir. On a pris notre tente, nos duvets, deux roues de secours obligatoires, deux bidons d’essence de secours, des outils, nos affaires. Les repas du petit-déjeuner et du midi sont prévus par l’organisation. Avant la course, on a appris quelques notions de mécanique, mais sur ce rallye, l’esprit, c’est l’entraide : dès qu’on voit quelqu’un arrêté, on s’arrête, on demande s’il y a besoin d’aide. Ce n’est pas de la compétition, c’est du plaisir, de l’entraide, de la rigolade et c’est aussi de l’humanitaire.
Une action humanitaire
Ce raid est aussi l’occasion de participer à une action humanitaire. À notre niveau, on a récolté 10 kilos de fournitures scolaires, du matériel médical et un vélo que mon fils a voulu donner aux petits Marocains. Du coup, tous les équipages s’arrêtaient lors de la deuxième étape dans une école où une association récupérait tous les dons et gérait la répartition en fonction des besoins pour que ce soit efficace.
Le plus difficile à gérer a été le froid dans la tente, avec deux nuits très froides. Après, même au niveau des galères sur les étapes, ça nous a fait rigoler. Qu’il y ait aussi des galères, c’était normal, on s’y attendait, et c’est sur ces étapes-là qu’on s’est le plus régalées. Ça met au défi de trouver une solution, de rencontrer d’autres participants, ça crée du lien. Le soir, au bivouac, on se raconte nos péripéties… C’est vraiment très chouette, il y a des participants de toute la France. L’an prochain, on repart sur un autre parcours au mois d’octobre.
Merci à Aurélie pour ce moment de partage et félicitations à toutes les deux d’être arrivées au bout de cette belle aventure.
D.R.